
Commentaire et dissertation, voici le quotidien des élèves de secondes durant les cours de français.
Et moi qui me croyais débarrasser de la grammaire fastidieuse et inintéressante, grave erreur !
Oui, certes elle est moins présente, mais l'étude des figures de style, dont certaines ont des noms qui me révulsent ( Sauriez - vous me dire ce qu'est une anacoluthe ou une épanadiplose ? ), l'étude des incipits, dont le type in medias res nous a été présenté, sont peut-être pire que la grammaire du collège.
Mais enfin, comme le temps fait son œuvre, on s'y fait doucement et je sais maintenant qu'un incipit est la situation initiale d'un roman, et que s'il est du type in medias res, l'action y démarre tout de suite.
Mais revenons, à ce cher commentaire, où l'on nous demande d'analyser un texte, ce dont je n'ai pas cerné le but véritable et qui me vaut , à mon grand désespoir, quelques notes , disons peu aguichante, bien que certains fasse pire que moi.
Comme le disait Yann Moix, invité des Grandes Gueules sur RMC, le commentaire permet de faire dire ce que l'on veut à l'auteur. Et c'est ça qui me déplait, comment le professeur peut-il affirmé les intentions de l'auteur ? ( Attention ! Je commence à m'en prendre à l'autorité je vais finir à la LCR )
Bon évidemment tout n'est pas la faute de la prof ni de l'éducation nationale. Ces mauvaises sont aussi dues, à cette satanée méthodologie que je n'applique pas assez selon la prof.
Et oui, il faut introduire chaque partie par un connecteur logique, faire des conclusions partielles, tout ça pour écrire des choses qui ne me convainque pas et que j'écris plus pour la prof, que pour moi.
Ces longues lignes vous étonnent, ou peut-être voulez-vous que je lève le voile sur ce titre, un peu obscur.
Et bien allons-y, oui Balzac, my love ! C'est ma nouvelle tactique, je suis nul en français, mais j'aurais lu plus de livres que la première de la classe. N'est-il pas plus important d'avoir une culture littéraire, que de savoir rédiger un commentaire. Alors certes on vous bassinera, que ça vous servira, que ça améliorera votre expression, que cela développera votre esprit d'analyse. Fadaises, il y a un écart considérable entre analyser un texte et analyser une opportunité de rachat, ou analyser un marché économique. Mon père me disait qe ce serait plutôt les devoirs d'Histoire - Géographie qui nous entrainent et nous habituent, à la concision et à l'art de résumer.
Donc je me suis mis à lire, j'ai diversifié mes lectures. Je reste toujours attaché aux Harry Potter, Artemis Fowl ou autres Alex Rider, et je m'empresserais de les lire s'il en sort de nouveaux. Mais la culture littéraire ne se résume pas à ces lectures adolescentes, et est surtout symbolisée par tous les grands auteurs du XIXeme siècle, je n'oublie pas les auteurs contemporains, mais chaque chose en son temps et j'y viendrais.
Je me suis mis à aimé Balzac, c'est peut-être une réaction envers le naturalisme de ô grand Zola, que semble prôné ma chère prof de français. Mais moi je préfère, la simplicité et la sincérité de Balzac.
Alors, tous, qui patauger dans la semoule, ou qui ne trouve pas d'interêt à la rédaction des commentaires. Et bien lisez ! Lisez Balzac ! Lisez Stendhal ! Lisez Le père Goriot ! Lisez Le Rouge et le Noir ! Lisez Illusions perdues ! Et faites un pied de nez à tous les profs, à l'éducation nationale, montrez leur qu'ils ont tout faux. Lisez de vous même, et vous leur montrerez que leurs programmes, leur jargon et leurs analyses ne servent à rien qu'un roman ça se ressent, ça se commente, mais pas comme ils le voient. On en bavarde entre amis, on en discute on en parle.
Au lieu d'établir une liste obligatoire, qu'un tiers de la classe ne lit pas. Laissez ceux que ça intéresse participer et s'impliquer !
Professeur ! Intéressez nous et votre mission sera réussie.





